Selon un récent article du Parlement européen, le tourisme représenterait environ 10 % du PIB de l’Union européenne. Par ailleurs, la France reste le pays le plus visité au monde. Il s’agit donc d’un secteur non négligeable sur le plan économique, qui a su rebondir depuis la pandémie de COVID-19.
Des descriptions de destinations touristiques aux visites guidées en passant par les menus, la traduction touristique revêt une importance majeure et doit donc être soignée. Voici quelques conseils, qui peuvent être utiles aussi bien aux professionnels du tourisme qu’aux traducteurs dans ce domaine.
Faire appel à des professionnels
Vous pourriez être tenté de réaliser la traduction des contenus touristiques vous-même, ou avec l’aide de la traduction automatique ou d’une IA. Toutefois, ce n’est pas une bonne idée : vous risqueriez de mettre en péril la confidentialité et surtout la qualité de vos contenus, ce qui peut rebuter des clients potentiels et constituer un manque à gagner considérable.
Faire appel à un traducteur professionnel est la solution à privilégier : fort de ses compétences linguistiques et culturelles, il est le mieux à même de comprendre votre image de marque ainsi que vos besoins et ceux de vos clients. Cela vous permet d’éviter les faux pas et de mieux mettre en avant vos services.
Entre authenticité et compréhensibilité : la traduction touristique comme travail d’équilibriste
La connaissance du public cible est d’une importance capitale en matière de traduction, et encore plus dans le secteur du voyage, car il s’agit véritablement de construire un pont entre les cultures. À ce titre, il convient de traduire le texte en conservant la couleur locale, afin que le voyageur soit dépaysé et immergé dans une culture différente sans pour autant se sentir perdu ou frustré. La traduction culinaire ou celle des références culturelles font office de cas d’école : sur un menu, traduire « crêpe » par « pancake » est un contresens, car il s’agit de deux mets différents, préparés selon une recette distincte. Confondre les deux revient à trahir la confiance du lecteur, qui peut alors garder un mauvais souvenir de son séjour.
Ajoutons par ailleurs qu’il est nécessaire de s’assurer de ne pas choquer ou offenser le public cible. Une phrase ou un mot traduits maladroitement peuvent créer des quiproquos et des situations embarrassantes, comme nous le rappelle l’Histoire. Le langage non verbal n’est pas en reste, puisqu’un simple pouce levé peut être considéré comme un doigt d’honneur dans certains pays, notamment en Grèce.
Le contexte, la clé d’une traduction réussie
Dans toute communication, il est nécessaire d’établir un contexte pour éviter les malentendus. La traduction ne fait pas exception, bien au contraire ! Plus le traducteur dispose de contexte, plus son travail est de qualité.
Si vous souhaitez faire traduire des brochures touristiques, un site Web ou des sous-titres de vidéos, il est opportun de transmettre des documents de contextualisation au traducteur. Il peut s’agir de maquettes, de vidéos, d’extraits de sites Web, etc.
Par exemple, un musée dont la signalétique est mal traduite risque de semer la confusion chez les visiteurs, qui pourraient alors se perdre ou ne pas comprendre l’intérêt des œuvres et objets exposés.
En outre, si votre offre diffère selon les saisons (par exemple, si vous êtes un restaurant dont la carte change régulièrement), informez-en votre traducteur, qui pourrait alors tirer parti de mémoires de traduction pour assurer la cohérence des intitulés.
Faire voyager avant le voyage
Que vous fassiez la promotion d’un festival, d’une attraction, d’une exposition ou d’une destination, vous devez donner envie au lecteur de s’y rendre. Cela signifie que vous devez rédiger un contenu attrayant, qui doit susciter l’intérêt des voyageurs. Par exemple, si vous ciblez des clients qui appartiennent à une catégorie d’âge spécifique, adressez-vous à eux dans un langage qui leur est familier.
Quel que soit le ton que vous adoptez, il doit être cohérent dans toutes les langues, tout en tenant compte des différences culturelles qui se répercutent sur la traduction. Par exemple, là où l’anglais aura tendance à être très expressif, avec une abondance de points d’exclamation et de superlatifs, le français est plus réservé et factuel.
Les contenus liés au tourisme se prêtent particulièrement à la transcréation, c’est-à-dire une traduction plus libre et adaptée à la culture cible. En effet, donner carte blanche à votre traducteur, c’est l’assurance d’avoir un contenu rédigé avec soin qui reflète l’intention de votre texte source d’une manière qui parle au public cible. Vous pouvez également fournir un guide de style si vous souhaitez donner plus de précisions quant au ton à adopter.
Accueillir les touristes sereinement
Dans le secteur du tourisme, en particulier en hôtellerie/restauration, il est d’une importance capitale de pouvoir se faire comprendre de vos clients, quelle que soit leur origine. C’est pourquoi il est primordial de doter votre personnel de compétences linguistiques suffisantes, au moins en anglais, qui sert de lingua franca pour que chaque partie se fasse comprendre.
ALPHABETS propose à ce titre des formations personnalisées, adaptées notamment au secteur de l’hôtellerie et de la restauration. Votre équipe sera alors à même de traiter les demandes de nombreux clients, ce qui vous évitera de passer à côté d’éventuels bénéfices.
Conclusion
Une bonne traduction peut être déterminante pour les clients, en particulier dans le domaine du tourisme. Un voyageur qui ne comprend pas vos contenus car ceux-ci ne sont pas traduits ou le sont mal risque de passer son chemin.
En confiant vos traductions à un partenaire expérimenté, vous gagnez en crédibilité et en sérénité. Chez ALPHABETS, nous accompagnons depuis plus de 20 ans les acteurs du tourisme avec des traductions adaptées à chaque public. N’hésitez donc pas à nous contacter !