Dans le cadre de leur métier, les traducteurs ont de nombreux outils à leur disposition pour fournir un travail de qualité. Logiciels de traduction assistée par ordinateur (TAO), mémoires de traduction et glossaires de termes techniques facilitent grandement la tâche de vos prestataires de services linguistiques si vous les leur fournissez.
Dans cet article, nous vous présentons un autre outil essentiel : le guide de style. Vous découvrirez la nature de ce document, comment le rédiger et quelles sont les bonnes pratiques à suivre pour qu’il soit réellement utile.
Qu’est-ce qu’un guide de style ?
Un guide de style recense l’ensemble des règles liées à la rédaction et/ou à la traduction de documents. Il donne à votre prestataire des informations sur le ton à adopter (formel ou plus décontracté), la ponctuation à suivre ou à proscrire, ou encore des indications sur ce qu’il faut ou non traduire.
Il s’agit d’un cadre de référence indispensable, car les prestataires qui ne connaissent pas tous les tenants et les aboutissants de votre identité pourront tout de même la restituer au mieux s’ils disposent d’un guide de style bien rédigé.
Qu’inclure dans un guide de style ?
Le guide de style est un document avant tout informatif. Il permet aux traducteurs et rédacteurs de mieux comprendre qui vous êtes et ce que vous faites, et surtout, comment le retranscrire à l’écrit. À ce titre, certaines informations sont indispensables dans un guide de style. En voici quelques exemples :
- Une brève description de votre entreprise : décrivez en quelques phrases votre activité et expliquez en quoi votre mission vous tient à cœur. Vous pouvez également inclure des liens vers votre site Web ou d’autres ressources utiles.
- Vos préférences en matière de ponctuation et de grammaire : par défaut, les règles de typographie et de grammaire seront respectées. Si toutefois, pour une quelconque raison, vous y dérogez, indiquez-le dans le guide de style. De même, si vous souhaitez appliquer systématiquement une règle (par exemple, ne jamais ponctuer les phrases dans les listes à puces), il est de bon ton de faire figurer ces exigences dans le guide.
- Le traitement des sigles et des éléments d’interface utilisateur : si vous faites traduire la documentation d’aide d’un logiciel ou d’une machine, il vous faudra indiquer quelle approche suivre pour traduire les intitulés de bouton ou les éléments d’interface utilisateur. Vous pouvez choisir de les laisser en langue source, d’utiliser un format bilingue (par exemple, le nom de l’élément en anglais et sa traduction entre parenthèses), ou de les traduire librement. Même chose pour les sigles et acronymes : faut-il les laisser tels quels, les expliciter une fois pour toutes ou à chaque occurrence ?
- Les conventions d’abréviations et de conversion des unités : si votre document utilise le système impérial, indiquez dans le guide de style s’il faut ou non convertir les unités dans le système métrique, et si oui, dans quelle mesure arrondir les chiffres. Précisez également si vous utilisez des abréviations spécifiques à votre secteur d’activité, et indiquez les correspondances.
Bonnes pratiques et erreurs à éviter
Rédiger un guide de style utile est un exercice délicat, et ce document doit avant tout être utile à toutes les parties concernées. Aussi, il est recommandé de suivre un certain nombre de bonnes pratiques lors de la rédaction du guide :
- Organisez les éléments par thème : veillez à ce que le guide de style suive une progression logique. Vous pouvez par exemple créer une section de présentation de l’entreprise, puis une sur les règles orthographiques, et ainsi de suite. Créez également une table des matières pour faciliter la navigation et la recherche d’informations.
- Respectez les règles de la langue cible : sauf situation particulière, le guide de style s’inscrit dans une démarche d’assurance qualité de vos documents. Veillez donc à ce qu’il ne contienne aucune erreur factuelle, et consultez des dictionnaires et grammaires fiables au besoin.
- Communiquez avec les prestataires et mettez à jour le guide de style au besoin : votre guide de style n’est pas monolithique ni immuable. Si votre traducteur relève des erreurs dans le guide de style ou pose des questions à son sujet, n’hésitez pas à collaborer avec lui afin d’optimiser votre document.
- Trouvez le juste équilibre : trop court et imprécis, un guide de style perd de son utilité ; trop long et détaillé, il risque d’être indigeste et de compliquer la tâche à vos prestataires. Essayez de trouver le juste milieu entre exhaustivité et concision.
Conclusion
Vous avez maintenant toutes les clés en main pour rédiger un guide de style pratique, grâce auquel vos traductions et écrits seront cohérents, uniformes et en phase avec votre marque.
Bien entendu, si vous avez besoin d’assistance pour rédiger un guide de style ou faire traduire votre contenu, n’hésitez pas à nous contacter !